Dans un contexte de tension grandissante entre la légende du MMA Jon Jones et l’organisation Ultimate Fighting Championship, une nouvelle voix s’est invitée dans le débat, transformant un simple désaccord contractuel en possible tournant stratégique pour l’industrie des sports de combat. Le boxeur et promoteur américain Jake Paul a en effet adressé un message direct à “Bones”, à la suite de son conflit ouvert avec le président de l’UFC, Dana White.
L’origine de cette crise remonte à l’offre contractuelle proposée à Jon Jones pour participer à un événement que l’UFC envisage d’organiser à la Maison-Blanche. Une proposition que l’ancien champion des poids lourds a jugée largement en dessous de sa valeur historique dans l’organisation. Pour Jones, qui a marqué l’histoire du MMA par sa domination et son palmarès, cette offre symboliserait une forme de manque de reconnaissance envers un combattant qui a longtemps porté l’image de l’UFC au sommet.
La réaction du champion ne s’est pas fait attendre : frustré, il a publiquement demandé à être libéré de son contrat.
🚨BREAKING
Jon Jones asks the Ultimate Fighting Championship to mutually terminate his contract
Jones said:
“After everything I’ve done for them,they now simply say I’m finished? If they truly believe I’m done,then I respectfully ask the UFC to release me from my contract.”👀🔥 pic.twitter.com/tiCgOIOVb4— mmamag.ma (@jamalsoussi10) March 11, 2026
Cette tension intervient alors que Jones restait sur une victoire marquante face à Stipe Miocic par TKO lors de UFC 309, en novembre 2024, un combat qui avait consolidé son statut de figure incontournable de la division des poids lourds.
Profitant de ce climat incertain, Jake Paul a saisi l’occasion pour tendre la main à la star américaine. S’exprimant après une conférence de presse liée à un événement MMA organisé autour de Netflix — auquel participent notamment Ronda Rousey et Francis Ngannou — Paul a affirmé que la porte de sa promotion Most Valuable Promotions restait grande ouverte pour Jones. Selon lui, l’ancien champion pourrait y être rémunéré à la hauteur de son statut : « Oui, à 100 %. Jon, tu es toujours le bienvenu chez MVP. Nous allons faire bouger les choses et tu seras payé à ta juste valeur. »
Pendant ce temps, l’UFC semble déjà tourner la page pour son grand événement politique et médiatique, préférant organiser un combat pour le titre intérimaire des poids lourds entre le Français Ciryl Gane et le Brésilien Alex Pereira. Dana White a également évoqué des problèmes de santé touchant Jon Jones, notamment une arthrite à la hanche, pour expliquer son absence du projet.
Dans le monde du MMA, l’affaire n’a pas laissé indifférent. Le Britannique Tom Aspinall, souvent cité comme adversaire potentiel de Jones ces derniers mois, a apporté son soutien à l’Américain, estimant qu’un combattant qui a porté l’organisation pendant tant d’années mérite davantage de respect.
Au-delà du simple différend contractuel, cette affaire révèle les tensions structurelles qui traversent aujourd’hui l’industrie des sports de combat : d’un côté, une organisation cherchant à maîtriser son modèle économique ; de l’autre, des athlètes conscients de leur valeur commerciale et symbolique. Dans cet espace de friction, Jake Paul tente de redéfinir les règles du jeu. Reste à savoir si cette main tendue débouchera sur un transfert historique… ou si Jon Jones choisira finalement de régler ses comptes avec l’UFC là où sa légende s’est construite.


