Dans un sport où chaque déclaration pèse autant qu’un coup porté dans la cage, la réaction d’Islam Makhachev au départ d’Ian Garry en Géorgie dépasse la simple analyse technique. Elle révèle une vision du combat, une philosophie façonnée par l’école daghestanaise.
Candidat potentiel pour affronter le champion de l’Ultimate Fighting Championship (UFC), Ian Garry a choisi de se rendre en Géorgie afin d’améliorer sa lutte. Un choix stratégique, perçu par beaucoup comme une tentative d’entrer sur le terrain de prédilection du Daghestanais. Mais pour Islam Makhachev, ce pari serait illusoire. Selon lui, on ne comble pas en deux ou trois mois un déficit construit sur des années : la lutte, insiste-t-il, s’apprend depuis l’enfance, dans la rigueur et la répétition.
Ce discours s’inscrit dans la continuité de l’héritage porté par Khabib Nurmagomedov et l’école du Sambo. Dans cette tradition, la maîtrise au sol n’est pas une spécialité secondaire mais une identité. La lutte et le sambo y sont des cultures, presque des disciplines de vie.
Cependant, la réalité mondiale raconte une autre histoire. Si Makhachev défend naturellement le sambo — discipline qui l’a façonné — le Brazilian Jiu-Jitsu s’est imposé comme la langue universelle du grappling moderne. Son expansion planétaire, structurée par des organisations telles que l’International Brazilian Jiu-Jitsu Federation, a transformé le BJJ en référence mondiale des combats au sol. Le sambo demeure puissant, mais son rayonnement reste géographiquement plus concentré.
😁Islam Makhachev fires back at Gordon Ryan after he claimed BJJ works better than Combat Sambo in a street fight
🗣️What are you gonna do?Lay down?
Sambo is much better than JiuJitsu for a street fight.We actually used it a lot…We just beat some BJJ guys recently aughs
🎥Ushata pic.twitter.com/GOzT4RkinF— mmamag.ma (@jamalsoussi10) February 19, 2026
Derrière la critique technique de Makhachev se cache peut-être un jeu psychologique. En qualifiant la démarche de Garry “d’erreur”, le champion teste autant la confiance de son adversaire que sa préparation. Car au fond, la question n’est pas seulement celle d’un camp d’entraînement, mais celle d’un affrontement entre deux écoles, deux visions du combat.
Le verdict, comme toujours à l’UFC, ne se rendra ni sur Instagram ni en conférence de presse, mais dans l’octogone.


