Dans les coulisses de la division des poids moyens de l’UFC, les grands combats ne se décident pas uniquement dans la cage, mais aussi dans les bureaux où se croisent stratégie sportive, timing et impératifs médicaux. Dans ce contexte, Nassourdine Imavov a livré une révélation significative : un affrontement contre Khamzat Chimaev aurait été programmé à deux reprises avant d’être annulé en raison d’une blessure du champion.
Selon le Français, l’organisation avait envisagé une première date en décembre, puis une seconde en février. Aucune signature officielle n’a toutefois été apposée au contrat. Des discussions ont eu lieu avec le matchmaker en chef Mick Maynard, preuve que le dossier était concret. Il ne s’agissait pas d’une rumeur, mais d’un projet réel suspendu par un aléa physique.
Cette double tentative de programmation en dit long. À l’UFC, un combat n’est pas étudié à deux reprises sans intention sérieuse. Cela confirme qu’Imavov est perçu comme un prétendant crédible au sommet de la division. Sportivement, le duel avait du sens : un profil technique, stratégique et en pleine ascension face à un champion au style dominant et explosif.
Mais la dynamique d’une catégorie ne s’arrête jamais. La blessure de Chimaev a ouvert une fenêtre d’incertitude. Dans ce laps de temps, d’autres noms peuvent s’imposer, notamment Sean Strickland, récemment revenu au premier plan grâce à une performance solide. Dans l’économie de la hype propre au MMA moderne, quelques mois peuvent redistribuer totalement les cartes.
Au fond, ce combat n’a pas été écarté — il a été repoussé. Et dans l’univers compétitif de l’UFC, la différence est majeure. Si Chimaev revient rapidement, l’affiche pourrait redevenir prioritaire. Mais si l’attente se prolonge, Imavov devra peut-être consolider encore davantage sa position pour rester au cœur de la course au titre.


