Encore une fois, Arman Tsarukyan se retrouve à l’écart. Comme un combattant coincé entre mérite et calculs internes. Après sa soumission impressionnante face à Dan Hooker lors de l’UFC Qatar, tout indiquait qu’il méritait un combat pour le titre détenu par Ilia Topuria.
Mais à l’UFC, la logique sportive n’est pas toujours la seule boussole.
Dana White a finalement annoncé un combat pour le titre intérimaire lors de l’UFC 324, entre Justin Gaethje et Paddy Pimblett, reléguant Tsarukyan au second plan — une fois de plus.
Pour l’Arménien, ce choix ne relève pas du hasard. Il y voit une stratégie claire : faire de Pimblett une star, un produit à fort potentiel marketing. Dans ses propos, la frustration devient colère, et la colère se transforme en menaces verbales.
« Je peux les battre tous… Paddy, Justin, Ilia… c’est du gâteau ». Des mots durs. Mais aussi l’aveu d’un homme qui se sent méprisé.
Dès lors, Tsarukyan change de cap. Il ne vise plus le titre incontesté. Il regarde désormais vers la ceinture “BMF”, comme une nouvelle voie pour exister dans un système qui ne lui ouvre pas les portes principales.
En réaction à la situation, Tsarukyan a publié un court message sur les réseaux sociaux, empreint de confusion et d’incompréhension, laissant transparaître plus de stupeur que de colère.
make it make sense 🤦🏻♂️
— Arman Tsarukyan UFC (@ArmanUfc) November 28, 2025
Or même ce scénario semble lui échapper, puisque l’UFC envisage plutôt un nouvel affrontement entre Max Holloway et Charles Oliveira.
Le cas Tsarukyan pose alors une question fondamentale : Aujourd’hui à l’UFC, vaut-il mieux être le meilleur… ou le plus rentable ?
Car dans cette organisation, le combat ne se joue plus uniquement dans l’octogone. Il se joue dans les chiffres, dans la popularité, dans la capacité à faire vendre.
Et Arman Tsarukyan, malgré son talent indéniable, semble être en guerre contre une mécanique bien plus grande que lui.
Une mécanique impitoyable.


